Les difficultés ne sont pas toujours là pour nous arrêter

Il y a des livres que l’on termine et que l’on oublie quelques jours plus tard. Et puis, il y a ceux qui nous laissent une phrase.

En lisant Rules of Resilience de Valorie Burton, coach de vie, auteure, conférencière motivatrice et entrepreneure, une phrase a particulièrement retenu mon attention : « Les personnes qui réussissent le mieux ne sont pas celles qui évitent les difficultés ; ce sont celles qui les affrontent, en tirent des leçons et s’adaptent. »

Je me suis alors demandé : combien de fois avons-nous considéré une difficulté comme un obstacle, alors qu’elle pouvait être une occasion de devenir meilleur ?

Cette question prend une dimension particulière lorsqu’on regarde autour de nous, au Mali et dans le Sahel.

Je pense à cet entrepreneur qui voit son activité ralentir et qui doit apprendre à faire autrement. À ce jeune diplômé qui envoie des dizaines de candidatures sans obtenir de réponse et qui finit par comprendre qu’il doit peut-être développer une nouvelle compétence. À ce professionnel dont le poste disparaît et qui se retrouve obligé de réinventer son parcours. À cette personne qui échoue dans un projet après y avoir consacré des mois de travail.

Face à ces situations, nous avons souvent deux choix.

Le premier consiste à subir. À se demander pourquoi cela nous arrive. À regretter le passé. À attendre que les circonstances changent.

Le second consiste à se poser une question beaucoup plus puissante : « Que puis-je apprendre de cette situation et que dois-je changer pour avancer ? »

C’est là que commence véritablement la résilience.

Être résilient ne signifie pas être invincible. Cela signifie être capable de tomber sans rester au sol. Mais surtout, se relever différent de la personne qui est tombée.

Une difficulté peut nous apprendre la patience. Un échec peut nous révéler nos faiblesses. Un refus peut nous pousser à mieux nous préparer. Une période d’incertitude peut nous obliger à développer notre créativité.

La véritable question n’est donc pas toujours : « Comment éviter les difficultés ? »

Certaines difficultés sont inévitables.

La meilleure question est plutôt : « Que vais-je faire de ce que je traverse ? »

C’est peut-être l’une des grandes leçons du développement personnel : nous ne contrôlons pas toujours les événements qui arrivent dans notre vie, mais nous pouvons travailler sur notre manière d’y répondre.

Et dans un environnement comme le nôtre, où les réalités économiques, sociales et climatiques peuvent changer rapidement, la capacité à apprendre et à s’adapter devient une force extraordinaire.

Cette phrase de Valorie Burton m’a donc rappelé quelque chose de simple : la réussite ne consiste pas à construire une vie sans difficultés. Elle consiste à devenir suffisamment fort, intelligent et adaptable pour continuer à avancer malgré elles.

Alors, si vous traversez actuellement une période difficile, ne vous demandez pas seulement quand elle prendra fin.

Demandez-vous plutôt :

Qu’est-ce que cette épreuve est en train de m’apprendre ?

Quelle compétence dois-je développer ?

Qu’est-ce que je dois changer ?

Et surtout :

Qui puis-je devenir grâce à cette expérience ?Parce que parfois, la difficulté que nous voulons fuir est précisément celle qui peut nous apprendre à devenir la personne dont nous avons besoin pour aller plus loin.

Alfousseni SIDIBE, 
Coach, formateur, conférencier certifié John C. Maxwell en leadership et croissance personnelle

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