« Je vais super bien. » La phrase qui dérange, et ce qu’elle a changé dans ma vie

Et si votre façon de parler de votre vie était déjà en train de façonner votre avenir ?
Depuis quelque temps, lorsque quelqu’un me demande « Comment vas-tu ? », ma réponse est presque toujours la même :
« Je vais super bien. »
Parfois même : « Je vais excellemment bien ! »
Et presque systématiquement, la personne marque un temps d’arrêt.
« Mais avec tout ce qui se passe autour de nous, comment peux-tu dire que tu vas si bien ? »
Ma réponse est simple : le simple fait que cette personne soit là, en train de me parler, est déjà une grâce. Je ne suis pas à l’hôpital. J’ai un toit. Je peux réfléchir, marcher, travailler, apprendre, aimer, entreprendre et rêver. Rien que pour cela, j’ai de nombreuses raisons de rendre grâce.
Cela ne signifie pas que tout va parfaitement bien. Cela signifie simplement que je refuse de laisser ce qui ne va pas bien m’empêcher de voir ce qui va bien.
Ce que nous avons appris à ne plus voir
Nous avons parfois tellement l’habitude de regarder ce qui nous manque que nous finissons par ne plus voir ce que nous possédons déjà.
Nous nous réveillons en bonne santé, et pensons à l’argent qui manque. Nous avons un travail, mais pensons à celui que nous n’avons pas encore. Nous avons une famille, mais concentrons notre attention sur les difficultés. Nous avons une idée, mais passons notre temps à imaginer pourquoi elle pourrait échouer.
Et si nous changions simplement notre manière de regarder ?
Le langage avant l’argent
J’ai récemment écouté Myron Golden, entrepreneur et auteur américain, expliquer l’importance d’adopter le « langage de riche » avant même de devenir riche. Parmi les éléments de ce langage : la gratitude, et une attitude positive assumée.
Cette idée m’a fait réfléchir. Nos mots ne changent pas magiquement notre réalité. Mais ils influencent profondément notre manière de la percevoir.
Dire « je n’ai rien » nous enferme dans le manque. Dire « j’ai déjà ceci, et je peux construire à partir de là » ouvre une autre perspective.
La gratitude ne consiste donc pas à nier les problèmes. Elle consiste à ne pas leur donner le monopole de notre attention.
Ce que l’on recommence à voir
Quand notre regard change, nous commençons parfois à voir des possibilités que nous ne remarquions plus. Une personne à remercier. Une compétence à développer. Une relation à cultiver. Une idée à transformer en projet. Une opportunité cachée dans une difficulté.
C’est peut-être pour cela que la gratitude ressemble à un aimant : elle nous apprend à regarder ce que nous avons, avant de nous lamenter sur ce que nous n’avons pas.
Ce que je vous propose d’essayer
Soignons notre vocabulaire.
Au lieu de toujours dire : « Ça ne va pas. »
Essayons parfois : « Il y a des difficultés, mais il y a encore beaucoup de raisons d’avancer. »
Parce qu’avant de changer notre situation, nous devons parfois commencer par changer les mots avec lesquels nous la décrivons.
La prochaine fois qu’on vous demande comment vous allez, essayez une réponse un peu plus vraie que « ça va ». Dites-moi en commentaire ce que ça change.
Alfousseni SIDIBE,
Coach, formateur, conférencier certifié John C. Maxwell en leadership et croissance personnelle




