Et si votre plus grand ennemi n’était pas à l’extérieur, mais dans votre tête ?

« S’il n’y a pas d’ennemi de l’intérieur, les ennemis de l’extérieur ne peuvent rien contre nous. » — Proverbe africain
La première fois que j’ai vraiment réfléchi à cette phrase, je me suis demandé : de quel ennemi parle-t-on ?
Je ne parle pas ici de théorie du complot, ni de ceux que nous accusons parfois d’être responsables de nos difficultés.
Je parle d’un ennemi beaucoup plus proche.
Un ennemi que nous transportons partout avec nous. Qui se réveille avec nous le matin, nous accompagne au travail, s’assoit dans nos réunions et continue parfois à nous parler lorsque nous sommes seuls.
Notre propre esprit.
Combien de fois avons-nous voulu commencer quelque chose de nouveau, avant que notre cerveau ne commence à produire des scénarios catastrophiques ?
Et si ça ne marche pas ?
Et si les autres se moquent de moi ?
Et si je perds mon argent ?
Et si je ne suis pas à la hauteur ?
Et si j’échoue ?
Le plus étonnant, c’est que nous pouvons parfois passer des semaines à combattre des problèmes qui n’existent encore que dans notre imagination.
Notre cerveau est extraordinaire. Il peut nous aider à anticiper les risques, à résoudre des problèmes et à prendre de bonnes décisions. Mais lorsqu’il est dominé par la peur, il peut aussi devenir notre propre frein.
Il nous convainc de rester dans une situation inconfortable parce que le changement semble plus dangereux. Il nous fait confondre prudence et peur. Il transforme un petit risque en catastrophe et un simple doute en certitude d’échec.
C’est pourquoi je crois que l’un des plus grands combats de l’être humain n’est pas toujours de vaincre les obstacles qui se trouvent devant lui.
C’est d’abord d’apprendre à maîtriser ce qui se passe à l’intérieur de lui.
Un sage malien me disait un jour : « Le premier ennemi de l’Homme, c’est lui-même. »
Cette phrase m’est restée.
Parce qu’avant de nous demander : « Qui m’empêche d’avancer ? », nous devrions parfois nous demander : « Qu’est-ce qui, en moi, m’empêche d’avancer ? »
Est-ce la peur ?
Le manque de confiance ?
La procrastination ?
La peur du jugement ?
Une ancienne expérience d’échec ?
Ou simplement cette petite voix intérieure qui nous répète que nous ne sommes pas capables ?
Le véritable développement personnel commence peut-être ici : apprendre à ne pas croire automatiquement tout ce que notre esprit nous raconte.
Lorsque notre cerveau nous présente dix raisons pour lesquelles une idée pourrait échouer, apprenons à chercher au moins une raison d’essayer.
Lorsque nous voyons uniquement un problème, entraînons-nous à chercher une solution.
Lorsque nous imaginons le pire, demandons-nous : « Quelles sont les preuves que cela va réellement arriver ? »
Parce que nous ne pouvons pas toujours contrôler ce qui se passe autour de nous. Mais nous pouvons apprendre à mieux contrôler ce qui se passe en nous.
Et parfois, la première victoire dont nous avons besoin n’est pas de vaincre le monde.
C’est de vaincre la voix intérieure qui nous convainc que nous ne pouvons pas y arriver.
Car lorsque notre esprit devient notre allié, beaucoup d’obstacles qui semblaient insurmontables commencent à paraître différents.Le premier territoire à conquérir n’est peut-être pas le monde extérieur. C’est nous-mêmes.
Alfousseni SIDIBE,
Coach, formateur, conférencier certifié John C. Maxwell en leadership et croissance personnelle




