Singapour, un lilliputien qui rêvait grand

Imagine une nation dont la superficie est à peine plus grande qu’une commune malienne. À l’époque de son indépendance, l’île-État de Singapour couvrait environ 640 km² (64 000 hectares) soit tout juste la commune de Tagandougou dans la région de Bougouni au Mali, qui s’étend sur 64 000 hectares, soit 640 km² (source wikipedia.org). 

Aujourd’hui, grâce à des travaux de poldérisation, sa superficie officielle se situe autour de 735 km² (73500 hectares) plus petite que la superficie de la commune de Gouandiaka (119 100 hectares ou 1 191 km²) dans le cercle de Yanfolila.

Singapour n’est pas un pays homogène. Avec 1,887,000 habitants à l’independance en 1965, les résidents se composent majoritairement de Chinois plus de 70%), suivis de Malais et d’Indiens. Cette diversité, héritée de son histoire de comptoir marchand, a longtemps été perçue comme un frein à l’unité. Elle est pourtant devenue l’un des atouts du pays lorsqu’elle a été canalisée autour d’une vision commune.

L’histoire moderne de Singapour commence sur un traumatisme. Pendant la Seconde Guerre mondiale, l’île tomba aux mains des Japonais en février 1942 et resta occupée jusqu’en septembre 1945. Après la capitulation japonaise, les Britanniques reprirent le contrôle, mais l’aspiration à l’autonomie ne fit que croître. En 1959, Londres accorda l’autonomie interne à sa colonie : Singapour gérait ses affaires intérieures tandis que le Royaume‑Uni conservait la défense et la diplomatie. Cette année-là, un jeune avocat de 35 ans, Lee Kuan Yew, prêta serment comme premier ministre.

Lee Kuan Yew n’était pas un politicien improvisé. Né en 1923, il connut l’occupation japonaise pendant sa jeunesse puis partit en Grande‑Bretagne après la guerre. Il étudia le droit à Fitzwilliam College à Cambridge de 1946 à 1949, obtint un diplôme avec mention et fut reçu au barreau de Middle Temple à Londres en 1950. Fort de cette formation et de son expérience syndicale, il co-fonda en 1954 le Parti d’Action Populaire (PAP). Élu en 1959, il devenait premier ministre de l’État autonome.

Dans le livre From Third World to First, Lee raconte comment, en l’espace de trois décennies, Singapour est passé du statut de port insalubre à celui de plaque tournante financière et industrielle. Les chiffres le confirment : sous la direction du PAP, le revenu national par habitant est passé de 400 US$ en 1969 à 12 200 en 1990 quand il quittait la primature puis à 22 000 US$ en 1999. Ce succès est le fruit d’une stratégie globale que nous allons décortiquer dans les jours à venir. 

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